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Syndrome douloureux fémoro-patellaire

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Le syndrome douloureux fémoro-patellaire, souvent appelé « genou du coureur », est une douleur perçue par les tissus mous entourant la rotule et par les nerfs de l’os. Il est généralement lié à une sollicitation chronique du genou par la course, les flexions accroupies ou des activités intenses répétées. La douleur s’aggrave dans les escaliers, en s’accroupissant et après une position assise prolongée ; la plupart des patients sont soulagés par un traitement conservateur.

Syndrome douloureux fémoro-patellaire

Qu’est-ce que le syndrome douloureux fémoro-patellaire ?

L’articulation du genou est l’une des articulations les plus grandes et les plus complexes du corps. Elle met en jeu la rotule (patella), le fémur (l’os de la cuisse) et le tibia. La rotule est reliée au fémur par le tendon quadricipital et au tibia par le tendon rotulien. Lors des mouvements du genou, la rotule glisse sans douleur de haut en bas dans la gorge trochléenne, une surface recouverte de cartilage articulaire.

Le syndrome douloureux fémoro-patellaire est une affection qui survient lorsque les tissus mous entourant la rotule et les nerfs situés dans l’os perçoivent une douleur. Souvent appelé « genou du coureur », il est généralement associé à une sollicitation chronique de l’articulation du genou par la course, les flexions accroupies ou des activités intenses répétées.

Facteurs à l’origine du syndrome douloureux fémoro-patellaire

L’articulation du genou subit des contraintes importantes lors des activités quotidiennes et du sport. Une sollicitation intense et chronique peut toutefois entraîner plusieurs problèmes structurels dans l’articulation :

  • Changements brusques de la routine d’exercice : des modifications soudaines de la fréquence, de la durée ou de l’intensité de l’activité, ainsi qu’un changement de chaussures ou de surface d’entraînement, peuvent déclencher la douleur.
  • Défaut d’alignement de la rotule : si la rotule se décale vers l’extérieur par rapport à la gorge trochléenne, la pression sur l’articulation augmente et irrite les tissus mous. Cela peut résulter d’un défaut d’axe de la hanche ou de la cheville, ou d’une rotule naturellement haute (patella alta).
  • Faiblesse musculaire : le muscle et le tendon du quadriceps sont essentiels aux mouvements du genou. Une faiblesse ou un déséquilibre musculaire peut empêcher la rotule de glisser harmonieusement et perturber sa course.

Symptômes

Outre les problèmes structurels évoqués ci-dessus, le syndrome douloureux fémoro-patellaire (SDFP), souvent appelé « genou du coureur », se manifeste par un ensemble de symptômes cliniques caractéristiques qui aident le Dr Serkan Sürücü à le distinguer d’autres affections du genou, comme les déchirures du ménisque ou les lésions ligamentaires.

Symptômes fréquents du SDFP

  • Douleur sourde et diffuse : contrairement à la douleur vive et localisée d’une déchirure du ménisque, la douleur du SDFP est généralement décrite comme une douleur sourde située derrière la rotule ou autour d’elle.
  • Le « signe du cinéma » : une douleur qui s’aggrave nettement en position assise prolongée avec les genoux fléchis (par exemple au cinéma ou lors d’un long vol). Elle s’intensifie aussi lors des activités qui sollicitent l’articulation, comme monter les escaliers ou s’accroupir.
  • Crépitation : une sensation de « craquement », de « claquement » ou de « frottement » (crépitation) lors de l’extension ou de la flexion du genou, souvent due au fait que la rotule ne glisse pas harmonieusement dans la gorge trochléenne.

Diagnostic

Le Dr Serkan Sürücü examine en détail les antécédents médicaux et les habitudes d’activité physique des patients. L’articulation du genou est examinée et le diagnostic est généralement posé à l’examen clinique. Si nécessaire, des radiographies, un scanner (tomodensitométrie) ou une imagerie par résonance magnétique (IRM) peuvent être utilisés pour évaluer l’état des autres structures de l’articulation.

Traitement

Méthodes non chirurgicales

La plupart des patients peuvent soulager leurs symptômes grâce à un traitement conservateur :

  • Protocole RICE : repos, glace, compression et élévation (Rest, Ice, Compression, Elevation).
  • AINS : anti-inflammatoires non stéroïdiens utilisés pour réduire la douleur et l’inflammation.
  • Kinésithérapie : exercices ciblés destinés à renforcer le quadriceps et à améliorer la course de la rotule.
  • Strapping du genou et orthèses sur mesure : bandages spécifiques (de type McConnell ou Kinesio) et semelles qui soutiennent la mobilité articulaire et répartissent la pression de façon plus homogène.

Traitement chirurgical

La chirurgie est envisagée en cas de douleur intense qui ne répond pas aux méthodes conservatrices. Sous la direction du Dr Serkan Sürücü, les interventions suivantes peuvent être réalisées :

  • Intervention arthroscopique : procédure mini-invasive permettant d’examiner l’articulation du genou et de retirer les tissus endommagés ou enflammés (débridement).
  • Libération de l’aileron rotulien externe : section des fibres latérales (rétinaculum) situées sur la face externe du genou, pour corriger l’instabilité de la rotule et réduire sa bascule externe.
  • Ostéotomie de la tubérosité tibiale antérieure (TTA) : déplacement de la saillie osseuse du tibia pour améliorer la traction du tendon rotulien, généralement en cas de gorge trochléenne peu profonde ou de défaut d’alignement important.

Causes et facteurs de risque

Le syndrome douloureux fémoro-patellaire n’a pas forcément une cause unique. Les sollicitations répétées, une blessure antérieure, les modifications des tissus liées à l’âge, un déséquilibre musculaire et les exigences du travail ou du sport peuvent y contribuer dans des proportions variables. Un facteur de risque ne suffit pas à lui seul à établir le diagnostic ; le mode de début, les mouvements qui aggravent la douleur et l’évolution dans le temps sont pris en compte ensemble.

Symptômes et retentissement sur la vie quotidienne

Une douleur, une limitation des mouvements, une faiblesse, des accrochages ou une sensation d’insécurité peuvent apparaître, même si tous ces signes ne sont pas présents chez chaque patient. La localisation de la douleur, les symptômes nocturnes, le lien avec un traumatisme et la réaction aux mouvements au-dessus de la tête ou à la mise en charge aident à préciser le diagnostic. Les limitations pour s’habiller, monter les escaliers, dormir, travailler ou faire du sport définissent les objectifs concrets du traitement.

Comment le distinguer de problèmes similaires ?

Des problèmes touchant les tendons, les ligaments, le cartilage, les nerfs ou une douleur projetée d’origine rachidienne peuvent produire des symptômes proches de ceux du syndrome douloureux fémoro-patellaire. L’examen compare les mouvements actifs et passifs, la force, les points douloureux, la stabilité articulaire et les signes neurologiques. Poser le diagnostic à partir de la seule localisation de la douleur ou d’un seul test de provocation peut conduire à un traitement qui ne cible pas la véritable origine du problème.

Examen clinique et imagerie

L’évaluation commence par l’interrogatoire et l’examen clinique. Les radiographies peuvent évaluer l’alignement, l’interligne articulaire et les modifications osseuses ; l’échographie permet d’examiner les tendons et les tissus mous superficiels ; l’IRM est choisie pour une évaluation plus détaillée des tissus mous ou de l’intérieur de l’articulation. Tous les patients n’ont pas besoin de tous les examens, et les résultats de l’imagerie sont interprétés à la lumière des symptômes.

Récupération, prévention et quand consulter

La récupération varie selon la durée des symptômes, l’atteinte des tissus, les problèmes de santé associés et la participation à la rééducation. Une augmentation progressive des charges, une bonne technique et la poursuite du renforcement réduisent le risque de récidive. Une déformation après un traumatisme, une faiblesse qui s’aggrave, de la fièvre ou une rougeur, un engourdissement d’apparition récente ou une douleur intense qui ne se calme pas nécessitent une évaluation rapide. L’étape suivante doit tenir compte du diagnostic, des contraintes imposées à l’articulation et des objectifs du patient. Vous pouvez consulter la prise en charge du genou, vous informer sur l’arthroscopie du genou ou demander une évaluation pour un plan individualisé.

Un plan de traitement utile pour le syndrome douloureux fémoro-patellaire consigne la situation de départ avant toute intervention : les gestes qui déclenchent la douleur, la mobilité active, la force ou l’endurance, et les activités que le patient souhaite retrouver. Répéter les mêmes mesures lors du suivi montre si les progrès sont significatifs et aide à distinguer une diminution passagère de la douleur d’une amélioration durable de la fonction.

Poursuivez avec la prise en charge du genou, l’arthroscopie du genou et le traitement de l’arthrose du genou, ou utilisez la page contact et rendez-vous pour une évaluation individuelle.

Sources et lectures complémentaires

Sources sélectionnées utilisées pour préparer cette page :

  1. Patellofemoral Pain Syndrome — AAOS OrthoInfo
  2. Patellofemoral pain syndrome — Diagnosis and treatment — Mayo Clinic
  3. Knee Conditioning Program — AAOS OrthoInfo

Publications du Doç. Dr Serkan Sürücü sur ce sujet

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On l’observe fréquemment chez les coureurs, les footballeurs, les cyclistes et les personnes qui effectuent des mouvements répétitifs comme les flexions accroupies. Le risque est toutefois aussi plus élevé chez les personnes présentant un défaut d’alignement de la rotule ou une faiblesse musculaire.

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